Raconter pour emmener: la puissance de la narration

Depuis toujours, j’aime beaucoup les choses qui se racontent. J’aime les histoires. Les romans fleuves. La musique narrative. Les contes de fées qui commencent par «Il était une fois…». Les anecdotes du café du commerce qui commencent par «L’autre jour…».

Et vous? Je peux répondre à votre place: vous aussi, consciemment ou non, vous avez un goût secret pour les récits! Pourquoi? Parce que c’est inscrit dans nos gènes. On ne peut pas se battre contre l’envoûtement des structures narratives.

Car évidemment, ce ne sont pas les gourous du marketing qui ont inventé le storytelling. Ce sont les premiers humains. Le récit est dans notre ADN d’animal social. C’est de là que nous venons.

Une fascination qui traverse le temps

La narration a depuis toujours accompagné l’être humain: peintures préhistoriques, contes des mille et une nuit, récits de troubadours au Moyen âge, littérature, BD, cinéma, séries TV, podcasts… mais aussi les histoires avant de s’endormir. Celles qui font voyager, celles qui font peur, celles qui font rêver, celles qui nous accompagnent plus longtemps que prévu…

Le goût pour les récits traverse les lieux et le temps. C’est l’un des rares traits humains qui soit vraiment universel, à travers les cultures et toute l’histoire connue.

La mise en récit augmente la réceptivité

Notre cerveau est câblé pour se connecter aux histoires. La narration nous rend plus réceptifs.

Contrairement à ce qu’on entend parfois, le storytelling n’est pas un procédé illusoire ou du boniment bon marché. La mise en récit augmente réellement le potentiel et la résonance de votre message.

Pour aborder le storytelling, il faut commencer par se débarrasser de ses éventuels «complexes»: chacun de nous possède naturellement cette capacité de narration. D’ailleurs, nous l’utilisons au quotidien dans nos conversations et nos échanges sociaux.

Les leaders d’opinion et «influenceurs» les plus puissants sont allés chercher au fond d’eux-mêmes cette compétence innée et l’ont cultivée à l’extrême pour créer un engagement «natif» et l’enraciner, puis le développer, sur ce terrain fertile d’une réceptivité accrue.

Rester authentique

Il n’y a pas de mode d’emploi universel pour trouver la bonne manière de raconter votre histoire, celle de votre entreprise ou de votre projet, quelle que soit sa nature. Il n’y a pas de limite à la créativité, sauf le respect de l’authenticité et de la cohérence. Si vous perdez le fil, vous perdrez aussi votre audience.

Il vaut mieux en rester aux essentiels. Pour créer votre univers narratif, il faut utiliser vos propres mots, vos propres émotions, votre propre vécu.

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