Licorne, nom féminin.

Voilà un mot qui galope d’un univers à un autre, selon qu’il est prononcé par un enfant ou par un analyste financier!

Soit c’est un joli cheval à corne, animal légendaire potentiellement mignon et enluminé des couleurs de l’arc-en-ciel. Soit c’est une start-up évaluée à plus d’un milliard de dollars. On n’est pas vraiment dans le même rêve…

L’histoire des mots est souvent le fruit d’associations d’idées.

Quand Aileen Lee, analyste américaine et créatrice d’un fonds d’investissement a appliqué la première en 2013 ce terme au monde de la finance, elle s’est peut-être dit qu’investir dans la licorne, c’était magique!

Évocation nostalgique ou clin d’œil ironique, cet usage a été immédiatement adopté par la Silicon Valley et s’est ensuite répandu dans le monde entier.

A l’origine, d’où vient le mot «licorne»? L’une des hypothèses de l’étymologie de ce mot serait une erreur d’interprétation du latin «unicornis», devenu «une icorne» d’où «l’icorne», puis par agglutination licorne. Une autre dit que ce serait une coupure fautive de l’italien «l’alicorno».

C’est que la licorne en a sous le sabot. Elle fascine depuis des siècles et a donné naissance à des légendes de toutes sortes. Et comme elle a raté l’Arche de Noé, on ne la croise plus dans nos contrées. Pourtant, elle est partout.

Figure iconique qui traverse le temps, des tapisseries de la Renaissance aux réseaux sociaux, elle a même son propre emoji! Incarnée dans toutes sortes de représentations, elle prospère sous forme de peluches, posters, calendriers, dans les œuvres de fantasy et les jeux vidéo, plus récemment en couverture de magazines financiers.

La licorne est un symbole à représentation variable. Attendrissante et colorée quand elle fait rêver les petits enfants, elle prend un air guerrier quand elle symbolise le puissant tiroir-caisse de géants de la tech.

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