La photo des femmes

Ce soir, nous avions rendez-vous à 18 heures au Château de Neuchâtel pour «la photo des femmes». 58 femmes élues au Grand Conseil neuchâtelois, de tous les partis, presque toutes réunies dans l’auguste hémicycle avec la bénédiction des autorités sanitaires. Un moment d’anthologie organisé par l’équipe du quotidien Arcinfo.

Sourire avec les yeux

Prendre plus de 50 personnes en photo en même temps en pleine crise sanitaire, c’est un vrai challenge. Alors qu’à 18h10, on nous annonçait «Il faut compter 20 minutes!», il a en réalité fallu presque une heure pour nous guider, nous placer et réaliser les différentes prises de vue, d’ensemble et par rangées, avec un tomber du masque global dûment négocié et autorisé sur le coup des 18h34. Sous la direction du talentueux David Marchon, photographe et chef d’orchestre perché à la galerie, qui nous a prodigué les meilleurs conseils: «Surtout, pensez à sourire avec les yeux».

Pendant ces petites «20 minutes», nous avons vécu un moment spécial, insolite, hors du monde. Nous avons souri.

Nous avons a souri aussi parce que nous sommes heureuses d’être élues. Parce que cette majorité féminine, c’est une belle victoire pour toutes les femmes, en particulier celles qui se sont battues pour obtenir le droit de vote fédéral en 1970. Et parce qu’indépendamment d’être des femmes, nous avons été élues pour porter des convictions et nous investir pour l’avenir du canton.

Les prises de vue réalisées ce soir feront un amical contrepied féminin aux silhouettes masculines de l’œuvre d’art qui orne le mur Ouest de la salle du Grand Conseil… A suivre dans la presse.

Du concret dans l’entreprenariat durable

Concilier économie et écologie, c’est possible. Voici deux initiatives qui soutiennent et démontrent le principe d’une économie durable participative et incitative.

Time for The Planet

Je ne suis pas peu fière d’être devenue (micro)associée de Time for The Planet, société à but non lucratif basée à Lyon qui crée et finance des entreprises luttant à l’échelle mondiale contre le déréglement climatique. Cette initiative audacieuse s’appuie sur l’entreprenariat, l’intelligence collective et le financement de technologies durables selon le principe de l’open source. Le projet est emmené par une équipe désintéressée et punchy qui conjugue dans sa communication franchise, humour et bienveillance.

« Nous voulons ajouter les forces de l’entreprenariat pour agir aux côtés de celles et ceux qui s’engagent activement en tant que citoyen.nes, associations ou politiques. L’entrepreneuriat désigne une capacité de mise en action. Son aptitude à déployer rapidement des solutions, son indépendance politique et financière et sa culture de l’invention sont des outils devant résolument être utilisés pour la sauvegarde de la planète. » Je vous propose quelques liens pour découvrir cette communauté ouverte et novatrice, sous l’angle de la vision et du plan d’action et je vous encourage à la rejoindre.

Solar Impulse

La Fondation Solar Impulse de Bertrand Piccard, vient de dévoiler 1000+ solutions efficientes et rentables pour protéger l’environnement. En donnant aux décideurs politiques et économiques les outils pour adopter des politiques énergétiques et environnementales beaucoup plus ambitieuses, la Fondation les aidera à établir une feuille de route pour atteindre leurs objectifs environnementaux.

Selon Bertrand Piccard, « la protection de l’environnement ne deviendra une réalité que si elle est perçue comme économiquement viable et ne nécessitant aucun sacrifice financier ou comportemental. Aujourd’hui, il existe des solutions efficaces qui peuvent stimuler la croissance économique, tout en réduisant notre impact sur la planète.»

Concilier économie et écologie?

La question que l’on pose le plus souvent aux Vert’libéraux est «comment peut-on concilier l’économie et l’écologie»? J’ai envie de répondre : «comment peut-on envisager de ne pas le faire?»

Car oui, c’est effectivement une problématique complexe. Oui, les quarante dernières années vécues sans conscience écologique transversale, avec les dégâts que l’on sait: pollution, réchauffement climatique et dégradation de la biodiversité. Il est absurde de le nier. Cependant, il est tout aussi absurde d’opposer par principe l’économie et l’écologie.

J’ai toujours vu comme une forme rejet doctrinaire peu constructif que de vouloir exclure une composante de la société plutôt que de l’intégrer dans la vision globale de la transition écologique. Cela implique évidemment d’être ouvert au dialogue et de fédérer tous les acteurs vers des objectifs communs, pour inciter et transformer. La prise en compte de la dimension économique du développement durable est une nécessité et un défi à relever collectivement.

Un tissu économique dynamique

Notre canton peut être fier de son tissu économique dynamique, riche de savoir-faire et de créativité, à la fois source d’emplois et porteur de l’esprit d’innovation. Il faut promouvoir un cadre stimulant et incitatif pour accompagner l’économie dans sa capacité de renouvellement, au service de l’efficience et de la durabilité. Notre économie neuchâteloise doit être considérée comme un atout précieux et une opportunité de profiler notre canton.

Construisons en bois local!

Quand j’étais petite, notre maison craquait un peu quand il y avait des bourrasques de vent. Mon père haussait les épaules et me disait: «Aucune inquiétude, c’est le bois, c’est solide et ça vit!»

Fille d’ingénieur forestier, j’ai vécu toute ma jeunesse dans une maison en bois directement issu de la forêt de Peseux. C’est donc en connaissance de cause que je m’engage aux côtés des Vert’libéraux neuchâtelois pour promouvoir la construction et la rénovation en bois indigène.

Pour rendre à César ce qui lui appartient, je cite mon père Milan Plachta, au service des forêts neuchâteloises de 1972 à 2008: «La forêt offre de très nombreux biens matériels et immatériels à la société. Tout cela gratuitement et de manière durable. Alors, utilisons du bois chaque fois que cela est possible, pour le bien de la planète et de notre économie locale.» Quelques explications sur la force du bois.

Le bois, un matériau qui respire

Dans la construction, le bois est un matériau noble, très apprécié pour ses qualités esthétiques et ses performances techniques. A la fois souple et léger, il est isolant, durable et recyclable, et présente un faible coût énergétique.

La forêt, une véritable «usine» solaire

Le bois pousse dans la forêt, sorte d’«usine» solaire qui ne s’arrête jamais et génère ainsi chaque année, un cerne de bois supplémentaire. A travers la croissance des arbres, la forêt enrichit l’atmosphère avec de l’oxygène et de l’eau, éléments indispensables à toute vie, grâce à la photosynthèse. Elle constitue un grand réservoir de biodiversité.

Le bois protège la planète

Le bois emprisonne le fameux CO2 responsable du réchauffement de notre planète. En l’utilisant, on crée des «puits de carbone» qui peuvent conserver ce gaz carbonique pendant des siècles. Finalement, lorsque le bois est brûlé, en produisant de l’énergie, il ne dégage pas plus de CO2 que ce qu’il avait capté précédemment.

Le bois crée des emplois locaux

La mise en valeur du bois indigène permet non seulement de maintenir une filière bois dynamique, mais aussi de maintenir des exploitations suffisantes pour assurer la régénération et la vitalité des forêts. Consommer du bois indigène, c’est promouvoir une exploitation durable des forêts et permettre le maintien et le développement d’une économie de proximité qui valorise un matériau écologique et qui limite son transport.

Magnifique chêne, à Saint-Blaise

En route pour le futur avec la fondation PlanetSolar!

Mon engagement pour la protection de la planète n’est pas nouveau! Depuis 2008, j’ai le privilège de siéger au sein du conseil de la Fondation PlanetSolar, portée par la passion et la volonté indéfectible de l’écoexplorateur neuchâtelois Raphaël Domjan.

Exploration, entraide, héritage

La Fondation PlanetSolar est une fondation d’utilité publique qui s’engage pour promouvoir l’énergie solaire et l’efficacité énergétique en soutenant différentes actions et explorations. Face aux défis climatiques, l’objectif de la fondation est de démontrer concrètement ce que l’on peut réaliser grâce à l’énergie solaire, à travers des projets d’exploration, d’entraide et de préservation du patrimoine lié à l’histoire des pionniers du solaire.

Quelques projets soutenus par la Fondation

  • 2012 : PlanetSolar, 1er tour du monde à l’énergie solaire;
  • 2013 : Webrobinson, 40 jours de télétravail à l’énergie solaire sur une île déserte;
  • 2015 : avec Terre des Hommes, projet pilote de développement d’installations solaires pour éclairer des salles d’accouchement au Mali;
  • 2016 : avec l’ONG Nouvelle Planète, construction d’une centrale solaire dans un village agricole au Sénégal;
  • 2018 : exposition itinérante sur les pionniers de l’énergie solaire
  • 2019 : première navigation solaire en Antarctique;
  • 2020 : Naissance d’ElektroPostal, hommage aux pionniers de l’Aéropostale, il y a 100 ans;
  • En cours: Solarstratos, toujours plus haut, pour atteindre la frontière de l’espace en avion solaire!

Que de chemin parcouru afin de valoriser l’étendue des possiblités de l’énergie solaire, tout en sensibilisant à la protection de la planète. Les actions de la fondation sont à découvrir plus en détail et à suivre sur ce blog. Tout soutien sera bienvenu!

Du noir-blanc au vert!

Je réfléchis souvent à la polarisation des fronts politiques. Le débat gauche-droite, c’est la façon de penser qui est le plus éloignée de la réalité, en tout cas de la mienne.

Contrairement à ce qu’on nous fait croire en utilisant cette terminologie, la politique n’est ni une arène ni un échiquier. Ce n’est pas un jeu dans lequel deux adversaires avancent leurs pions dans un monde en noir-blanc.

L’élu-e politique a pour principale responsabilité de préparer et construire l’avenir, avec et pour toutes les générations qu’il-elle représente.

Si l’on regarde devant nous, il y a une réalité en particulier à laquelle nous sommes tous liés et dans laquelle nous devrions tous être unis.

C’est l’état de notre planète.

Alors s’il doit vraiment y avoir un « échiquier», pour moi, il est prioritairement vert. Et comme nous n’avons pas vraiment un coup d’avance, il faut nous mobiliser.

Un flop prévisible

C’est l’histoire d’un ratage monumental dont on vient de nous raconter le dernier chapitre... Le magasin Globus de Marin-centre ferme et laisse 35 employés sur le carreau.

Au centre-ville de Neuchâtel, il était une fois un magasin Globus qui était encore un de ces grands magasins de « passage », une enseigne clairement urbaine, de conception zurichoise, où on flânait entre deux rendez-vous, entre la rue du Seyon et la rue du Bassin.

Le grand déménagement

Mais pas de chance… un beau jour de 2009, un consultant fort avisé ou un génie de la stratégie commerciale du groupe Migros a réussi à placer une idée, à grand renfort de chiffres et de prétextes (forcément fallacieux vu le résultat): eurêka, il faut faire déménager Globus Neuchâtel du centre-ville à l’hypermarché de Marin-centre, en zone périphérique.

Il fallait y penser. Un accès motorisé, des autoroutes à l’intérieur et à l’extérieur qui mènent tous à ce temple de la consommation de masse en banlieue pour la grande famille Migros! Comme ça, on a directement dans le même bunker les textiles de marque, les cosmétiques de luxe et les bijoux artisanaux suisses à côté des rayons surgelés…

Le bon sens, lui, est resté au service des Objets perdus (et jamais retrouvés.)

En 2011, le nouveau magasin délocalisé s’étale fièrement sur 4270 m2, soit 10% de plus qu’au centre-ville, avec un effectif de 85 personnes, soit 10 de plus qu’au centre-ville. Ça brille de mille feux.

Client où es-tu?

Mais ô désespoir! Dès l’ouverture, dans le nouveau magasin Globus, on entend les mouches voler à tous les étages (m’a-t-on dit car je n’y ai jamais mis les pieds).
Ô surprise, année après année, les ventes de l’enseigne dégringolent.

Tant et si bien qu’en 2019, le Globus de Marin qui périclite devient soudain un «outlet ».

Tant et si bien qu’en 2020, ça sent vraiment le roussi, alors Migros se dépêche de vendre Globus à un groupe autrichien et thaïlandais.

Résultat final aujourd’hui, Globus Marin est rayé de la carte et 35 employés remerciés.

Tout ça parce qu’en 2009, personne chez ces grands spécialiste du commerce de détail ne s’est posé la question de savoir si délocaliser cette enseigne typiquement « urbaine » dans son hypermarché de banlieue avait vraiment un sens…

Dévitalisation du centre-ville et licenciement des 35 derniers employés Globus, sur les 85 initialement engagés: les Neuchâtelois paient le prix fort des erreurs stratégiques du groupe Migros.

Le géant orange peut bien nous distribuer des points cumulus, on ne lui dit pas merci.

Un regard nouveau

Le monde change et la politique ne change pas assez.

Il est temps de donner le premier rôle au bon sens et à l’authenticité.

Il est temps de rapprocher les institutions des citoyens.

Il est temps de nous comprendre et de nous fédérer pour porter ensemble un changement responsable.

Il est temps de dépasser le débat idéologique stérile «droite-gauche» qui n’apporte rien de constructif à la collectivité.

Il est temps de parler aux citoyens, sans langue de bois.

Je crois au pouvoir rassembleur d’un dialogue franc, ouvert et transparent.

La diversité fait la force

Je crois à l’importance de la diversité des profils à la tête de nos institutions. Ce que nous vivons prouve la nécessité d’apporter des regards nouveaux sur des problématiques nouvelles.

Notre société évolue et la crise a profondément transformé notre réalité. Pour avancer, il faut intégrer des personnalités aux parcours différents, capables de remettre en question les idées reçues. Je crois à la complémentarité des parcours professionnels et des expériences de vie.

Maman, employée, mais aussi entrepreneure, mon profil réunit des sensibilités que les idéologies opposent de manière artificielle. Au-delà des préjugés, je m’engage à défendre le bon sens.

Notre canton d’abord

Je souhaite m’engager pour la cohésion de notre canton. Nous devons travailler à fédérer nos forces plutôt que de les opposer.

J’aime le canton de Neuchâtel dans la pluralité de ses facettes et de ses contrastes. Je suis régulièrement déçue par des attitudes et des démarches qui opposent les Neuchâtelois au lieu de les unir.

Il est urgent de trouver des voies pour nous affranchir des fractures intérieures qui nous affaiblissent et nous empêchent de construire. Au nom de la cohésion indispensable à notre avenir, il est temps de rassembler nos forces pour redonner fierté et confiance à tous les Neuchâtelois.